Cliquer sur le feu rouge pour voir tous les clips des bords de Cèze à Molières. Vous qui aimeriez laisser à vos/aux enfants une rivière où ils puissent se baigner comme nous autrefois -pour certains d'entre nous- faites en autant partout !!!
jeudi 28 février 2013
La Cèze en clips (le 6ième)
mercredi 27 février 2013
mardi 26 février 2013
lundi 4 février 2013
La beauté est ce que l'on en fait.. Dire, ne pas dire ou dire à demi, that's the question !
Une critique d'un lecteur qui me touche car je me l'étais faite à moi même: ce blog donne de Molières une image noire qui blesse les gens*. Il est vrai qu'il s'est infléchi au fur et à mesure de rencontres et de ballades dans un sens qui n'était pas celui du départ [la recherche de mes souvenirs d'enfance], un sens plus réaliste, à la Zola (lien). Mais cacher sa relative déshérence ne revient-il pas à l'accepter comme naturelle, la laisser perdurer et tromper par défaut le lecteur? Ne faut-il pas montrer ce qui est et non ce que l'on voudrait qui soit, précisément pour conduire des décideurs [qui ont peut-être d'autres soucis] à faire que cela le devienne? Édulcorer n'est-ce pas admettre? Se résigner? Les gens ne méritent-ils pas mieux?
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Il est remarquable -et parfaitement normal- que par pudeur [même et surtout si on en souffre] on soit parfois le premier à vouloir taire une situation injuste qui vous est infligée et qui vous blesse. La victime se fait alors complice de ceux qui par indifférence ou méconnaissance en sont la cheville ouvrière [et parfois en profitent.] Tout le monde l'a ressenti, je l'ai ressenti aussi (lien). Le système présentant de la réalité une image souvent enjolivée [tronquée] nous amène tous à éprouver une honte inappropriée parce que nous croyons être seuls [ou un tout petit groupe**] à vivre ces situations alors qu'en réalité, tout le monde les vit et tous, se croyant "seuls", se taisent identiquement. Chacun a peur ; se défausser c'est risquer d'être pointé comme différent, d'où le silence... C'est donc ce sentiment fautif d'opprobre et d'isolement qu'il faut vaincre ou plus exactement dont il faut prendre conscience qu'il est une intox a contrario.
La honte doit changer de camp et retourner à ceux à qui elle revient de droit, aux divers pouvoirs qui ont infligé, laissé perdurer, toléré ou ignoré ces situations.
La beauté est ce que l'artiste en fait ; ce que le poète en fait (lien) ; ce que tous nous en faisons mentalement par nos émotions; et pour moi [même poignant] ce village dans ma mémoire demeure beau, poétique agréable et joyeux. Car aux perceptions immédiates se mêlent indissociablement le passé et l'émotion qui s'y rattache, sans que nous ne nous en apercevions. Mais il faut qu'il le devienne vraiment, pas seulement dans des souvenirs à demi émergés de cette recherche personnelle du temps perdu et particulièrement de Lydie qui l'avait choisi contre les paillettes de la ville de l'Est où elle aurait pu devenir femme de notable à la vie autre. Et pour cela, d'abord dire, montrer.. Ce n'est pas difficile et c'est nécessaire. HL
*Mais il conclura cependant la brève conversation en observant qu' "autrefois, les maires habitaient le village, pas à présent."
** C'est ce que l'on pourrait appeler le "phénomène du ghetto".
La honte doit changer de camp et retourner à ceux à qui elle revient de droit, aux divers pouvoirs qui ont infligé, laissé perdurer, toléré ou ignoré ces situations.
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Le réel, que vous voyons à travers le souvenir
La beauté est ce que l'artiste en fait ; ce que le poète en fait (lien) ; ce que tous nous en faisons mentalement par nos émotions; et pour moi [même poignant] ce village dans ma mémoire demeure beau, poétique agréable et joyeux. Car aux perceptions immédiates se mêlent indissociablement le passé et l'émotion qui s'y rattache, sans que nous ne nous en apercevions. Mais il faut qu'il le devienne vraiment, pas seulement dans des souvenirs à demi émergés de cette recherche personnelle du temps perdu et particulièrement de Lydie qui l'avait choisi contre les paillettes de la ville de l'Est où elle aurait pu devenir femme de notable à la vie autre. Et pour cela, d'abord dire, montrer.. Ce n'est pas difficile et c'est nécessaire. HL
*Mais il conclura cependant la brève conversation en observant qu' "autrefois, les maires habitaient le village, pas à présent."
** C'est ce que l'on pourrait appeler le "phénomène du ghetto".
dimanche 3 février 2013
La recherche du temps perdu. La madeleine (Proust) version Molières
La chambre de la "tante Léonie" à Combray
(Proust "La recherche du temps perdu")
Extrait. "II
y avait déjà bien des années que, de Combray, rien n'existait plus pour moi,
quand un jour d'hiver, comme je rentrais à la maison, ma mère me proposa de me
faire prendre un peu de thé. Et bientôt, accablé par la morne journée je portai à
mes lèvres une cuillerée où j'avais laissé s'amollir un morceau de madeleine. A
l'instant même où la gorgée mêlée des miettes toucha mon palais, je
tressaillis. Un plaisir délicieux m'avait envahi, isolé, sans que je n’en sache
la cause. II m'avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes,
ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire de la même façon qu'opère
l'amour. J'avais cessé de me sentir médiocre, contingent, mortel. D'où avait pu
me venir cette puissante joie ? liée au goût du thé et du gâteau, elle le
dépassait infiniment. Je pose la tasse et me tourne vers mon esprit, dépassé
par lui-même ; chercher ? pas seulement : créer. Mon esprit est en face de
quelque chose qui n'est pas encore et que seul il peut réaliser puis faire
entrer dans sa lumière. En moi quelque chose se déplace, voudrait s'élever,
désancré d’une grande profondeur ; je ne sais ce que c'est, mais cela monte
lentement ; et tout d'un coup le souvenir m'est apparu. Ce goût, c'était celui
du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray, quand j'allais
lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m'offrait après l'avoir trempé
dans son thé. La vue de la madeleine ne m'avait rien rappelé avant
que je n'y eusse goûté ; mais, quand d'un passé ancien, rien ne subsiste,
après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles
mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l'odeur
et la saveur restent encore comme des âmes portant sans fléchir l'édifice
immense du souvenir..."
Translation in english here (link)
Translation in english here (link)
dimanche 9 décembre 2012
Pays miner en Cévennes, images
lundi 18 avril 2011
J'ai longtemps haï le charbon,
la mine, la silicose, à force de voir ces hommes de 40 ans soufflant
leur vie à l'arrachage, au "travers banc" (ceux qui "remontent blancs"
comme dit le poète), la silice étant bien plus dangereuse que le charbon
qui noircit mais ne casse pas les alvéoles pulmonaires, j'ai toujours
haï l'argent gagné (en effet relativement important pour un travail
d'ouvrier) à ce prix, les sirènes d'accident hurlant la nuit, le câble
qui a claqué un jour dans le visage de mon père (pas de suites ni même
de trace), les petits matins glacés d'hiver lorsqu'il faisait encore
nuit et que je l'entendais prendre son vélo, passant "le remblai" pour
se rendre au carreau, les lampes elles mêmes accrochées dans la salle
des "pendus" (pour vérifier que tout le monde était remonté en cas de
coup de grisou), les mutilés qui erraient dans le village, mornes, se
sentant inutiles, indemnisés (mal), installés au troquet, et parfois
dérivant vers l'alcool... les femmes trop bien habillées qui payaient
leur élégance des poumons de leur mari etc... et cependant ce n'était
pas une enfance malheureuse ; les fêtes, les bals, les troquets ouverts
nuit et jour, la vie culturelle, le ciné club, le cosmopolitisme, les
magnifiques jardins ouvriers en bord de rivière luxuriants dans la
fraicheur du limon, l'école où ma mère régnait en hussarde noire, et
Mademoiselle Dalverny, la jeune maîtresse, pour moi la plus belle femme
du monde, qui me fit "passer" du CP au CE1, puis du CE1 au CE2 la
même année, elle aurait continué joyeusement mais Lydie [sa supérieure!] l'arrêta sec, refusant, selon sa formule "d'avoir procréé un petit singe savant de laboratoire" et la jeune instit s'aligna. On ne s'opposait pas à Lydie. Seul Gustau
(lien avec "Les lettres à Lydie) s'y était essayé avec un certain
succès peut-être mais il était un héros de la résistance, il fallait au
moins ça.
![]() | ||||||||||
| . Lydie Brahic-Larrivé en 51, ma mère, un visage parfait, ce qu'elle n'ignorait pas (!) et un caractère qui l'était moins.. Elle ne sut pas être une mère -comme moi plus tard- ou à temps très partiel, tout en m'aimant à sa manière, marquée par la guerre et la mort sous la torture de Gustave Nouvel dont elle avait dû reconnaître le corps au Puits de Célas (lien) en 44. Elle avait 25 ans. Je ne l'ai su qu'après sa mort, 45 ans après, en 1999. Personne ne m'en a jamais soufflé mot alors que tout le monde le savait -qui dira que les gens bavardent?- Les cévenols se taisent jusqu'à la veille de la mort -c'est alors qu'elle m'a parlé des "documents au grenier dans le cache qui m'intéresseraient", c'étaient les lettres de Gustave et toutes sortes de documents sur la résistance- je ne voulais pas voir pas que c'était la fin. Victime collatérale de la guerre, comme moi et sans doute mon père. |
_____________________________
Oui j'ai haï la mine comme tous, un mélange de rancœur et de magnétisme quasi hypnotique, les lumières le soir qui ensuite m'évoquèrent la ville, cette armée d'hommes courageux, silhouettes dans la demi ombre qui veillaient sur nous, sur tous, extrayant l'or qui nous chauffait, nous transportait par rail, route, bateau... Et je l'avoue, lorsqu'elle a fermé, je m'en suis réjouie sans le dire. Pour mes copains qui y étaient voués comme un fatum et qui allaient devoir se reconvertir, étudier... et vivre plus vieux, fût-ce plus pauvrement.
![]() |
| Pelé à présent, le crassier dont le feu souterrain a détruit toute végétation |
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| L'Ermitage à Alès, avec ses ex votos et ses suppliques pour les mineurs |
Ces trésors existent encore, abandonnés comme Molières, comme d'autres villages, par facilité, au nom du "modernisme", de la rentabilité, de la pollution (!) voire, plus hypocritement, de la santé... et à présent, il faudrait les utiliser à nouveau... d'urgence.
dimanche 5 août 2012
Pour tous mes copains, for all my friends...
Voir l'article en version bilingue anglais français (lien)
Voir le blog-photo "gens de Molières" (lien)
Une
précision tout d'abord : ce qui suit n'est issu que d'une expérience
personnelle qu'il faudrait analyser "scientifiquement".. si tant est que la
sociologie comme le veut Durkheim soit une science! Aucune
étude sérieuse sur la question n'a été faite à ma connaissance ou en tout cas diffusée. Certain/es l'ont fait ailleurs, comme
Sofia Gatica (lien) une mère au foyer sans diplômes qui,
après la mort de son bébé d'une malformation intestinale, a eu le
courage de se lever seule (au départ) contre Monsanto et a (en partie)
gagné.
Voici.
Il
semble que le village comporte une morbidité,
préoccupante, surtout par cancers et diverses maladies graves : c'est simple, je n'ai presque plus d'amis d'enfance (j'ai 64 ans et ai vécu jusqu'à 8 ans à Clet).
Depuis que j'y suis retournée et demande des nouvelles de Untel, Unetelle...
je n'entends la plupart du temps comme réponse que "mort, un cancer" ou
"mort, une sclérose en plaques" ou "morte, une [..]" Ou des accidents de
la route, plus rarement. Et lorsque des femmes à peu près de mon âge
(?) se rencontrent sur la promenade, les conversations
principales tournent autour des trucs pour mieux supporter la chimio, des nouvelles
de Unetelle qui est à Carémeaux, ou lors d'une fête, on se désole que "Untel" ne soit pas
venu parce que sa femme (le ton baisse d'un cran mais on a compris)
etc.. Angoisse, prégnante.
Des
gamin/es autrefois, fils de mineurs la plupart du temps, à l'époque en
pleine santé, énergiques, courageux, avec lesquels je jouais au remblai,
dénichant de magnifiques fossiles. Que s'est-il passé? Les filles ont semble-t-il mieux résisté, surtout celles qui ont fait des études et sont parties,
parfois sans jamais revenir ou en éclair. Les parents (les gens âgés à
présent de 80 ans ou plus) surtout les femmes, semblent aussi avoir
mieux tenu le coup : il y a encore quelques vieilles dames en bonne
forme mais endeuillées, les mères de mes copains (morts). Ce sont les
"jeunes" de l'époque, ceux qui auraient mon âge à présent qui ont morflé
le plus. D'hommes de plus de 70-80 ans, il ne reste pratiquement plus
mais cela est dû à la silicose, à la mine. Rien n'explique cependant la
mort de "jeunes" qui n'y ont jamais travaillé.
Michèle Ribot et Hélène Larrivé,
inséparables, partageant même
un chewing-gum ! retrouvées
comme si c'était hier.. avec
plein de projets...
inséparables, partageant même
un chewing-gum ! retrouvées
comme si c'était hier.. avec
plein de projets...
Question
: qu'a-t-il été jeté dans la mine lorsqu'elle a fermé? Les transfo qui
parait-il y sont encore enfouis contiennent-ils du pyralène? (Probable) Et où
peut-il se diffuser? Les sources peuvent-elles le capter et le ramener
en surface? Y a-t-il eu d'autres produits inconnus précipités lorsqu'il a
fallu combler pendant des années l'énorme trou? Lesquels? Qu'évacue une
mine lorsqu'elle est en activité? Pas grand chose de toxique dit-on; le
charbon lui ne l'est pas (?)... mais ses adjuvants? Quid des artefacts de
l'extraction (wagonnets, outils, produits annexes, terre ?) Qu'a-t-il
été modifié dans cet environnement bas-situé, une cuvette humide (qui
recueille des sources venues de..?) qui puisse peut-être expliquer cette apparente morbidité? Qu'est-ce qui dysfonctionne encore (lien)?
Note: de tels désastres se produisent encore à présent, on vide dans les puits diverses substances dont on ("on" c'est à dire le public) ignore tout : se débarrasser de toxiques revient moins cher ainsi (lien avec le blog "les shadocks".) Dans 40 ans peut-être découvrira-t-on d'étranges maladies dans les environs de St Jean de Maruéjols, qu'importe, les responsables -enrichis- seront loin ou morts. Après moi, le déluge.
Note: de tels désastres se produisent encore à présent, on vide dans les puits diverses substances dont on ("on" c'est à dire le public) ignore tout : se débarrasser de toxiques revient moins cher ainsi (lien avec le blog "les shadocks".) Dans 40 ans peut-être découvrira-t-on d'étranges maladies dans les environs de St Jean de Maruéjols, qu'importe, les responsables -enrichis- seront loin ou morts. Après moi, le déluge.
Voir le blog-photo "gens de Molières" (lien)
samedi 4 août 2012
Le château, et le village, Germinal, et Michelle
LE CHÂTEAU, EN RESTAURATION
Éternel
problème : "il" fait venir des gens, attire le tourisme... [quoique fermé
les 4/5 du temps, y compris sur son chemin d'accès en voiture, par une
grille peu engageante, et mal balisé si on passe à pied -lien (comique) avec "les bronzés visitent le château de Montalet"-]..
Mais.. mais il pompe des subventions [eau, électricité, éclairage de
nuit] dont le village aurait bien besoin.
![]() |
| Juste à l'entrée, un ex belle maison pourtant.. Il en faudrait si peu pour lui rendre un meilleur aspect.. |
Un rond-point à l'entrée du
village desservant "les Brousses" (!) [95 000 E hors taxe] est-ce bien nécessaire ? La restauration de la passerelle (lien), de certaines maisons
ou de leur façade à l'orée ne donnerait-elle pas au lieu un aspect plus agréable et à moindre coût? Les habitants profitent-ils réellement de cette [petite] manne ? [Qui, alors?] C'est discutable. Comme en bien d'autres cas [lien avec "chemin de la Roque"] le vase clos des visiteurs ou résidents d'été venus d'ailleurs [repas sur place -au château- et pour le public, sur réservation et payants ainsi
que la visite] ne fonde pas le chaland [en le cas de jeunes touristes citadins consacrant leurs vacances à restaurer des bâtiments historiques] à sortir se
balader dans le village qui certes pèche d'allure [pas de restaurant et à
peine un café] mais où est la cause, où est la conséquence? Deux
groupes se côtoient sans jamais se rencontrer. Cela rappelle les lieux touristiques de certains pays dits "émergents" où des palissades cachent au visiteur les favelas jouxtant sur des routes parfaitement aménagées des panoramas, monuments, hôtels de luxe, palais etc.. Ghettos pour touristes, ghettos pour natives, et une ligne de démarcation infranchissable -du reste on vous prévient "il ne faut pas y aller, c'est dangereux"-.
Ceux qui ont en charge
la restauration et le village semblent peu conscients de ce paradoxe. Ne serait-il pas plus juste d'investir dans et pour LE VILLAGE
LUI-MÊME afin de le rendre attractif lui aussi? D'éviter que le
visiteur ne le traverse fissa? Désolant (lien)? Les vieux mineurs ou leurs veuves, leurs enfants.. n'ont-ils pas droit à ce minimum de considération? Éclairage insuffisant [qui par endroit rend le lieu inquiétant, sinistre], chaussée défoncée en d'autres [où on perd facile son pot d'échappement, ça m'est arrivé], dépôt de chantier en bord de Cèze (!) et silo d'usine à l'orée bien en évidence.. et tout ce que l'on ne voit pas, évacuations hors d'age souvent déficientes (lien) ["fuyardes" comme on dit.] La disproportion des sommes investies par rapport aux enjeux [le superflu -médiatiquement porteur certes- passant parfois avant le nécessaire] est choquante. Il faudrait si peu pour lui redonner vie, cette vie joyeuse et cosmopolite que j'ai connue dans mon enfance où Molières était en quelque sorte la "grande" ville (!) dansante illuminée nuit et jour avec ses troquets et restaurants toujours ouverts. Je rêvais d'y habiter, trouvant Clé et ses hauteurs un peu tristounets. Germinal !
______
ET CEPENDANT DES HOMMES ET DES FEMMES S'Y BATTENT;
POUR LUI -POUR ÊTRE RESPECTES AUSSI-
et en le cas contre le cancer en prime !
Michelle Ribot, la vie après le cancer, sans reconstruction
jeudi 2 août 2012
Que peut-on faire tout seul ?

Réponse : tout ! Et on est beaucoup à être "seuls" ! [merci à Honoré -lien- pour l'image de base qui résume assez bien un état de résignation (lien) prégnant. Parfois ! Pas toujours. Les hommes semblent plus touchés que les femmes (lien). Comme souvent.]
vendredi 5 août 2011
"Le sel de la terre" pour commencer ! Un des meilleurs films qui soient sur les mines (au Mexique)
(revu le 29/7/2012)
.. que j'ai vu autrefois lorsque j'avais (?) 4 ans à Molières !! (Désolée la vidéo entière du film dont j'avais donné le lien a été supprimée!)
Et un personnage emblématique pour aurait pu jouer dans le film! Michèle Ribot, fille de mineur ; une vie de lutte après le cancer.. et les quelques "aléas" qui souvent s'ensuivent. Comme Sofia Gatica (lien), c'est une femme qui ne baisse pas les bras. Observation : la plupart de mes amis d'enfance (lien avec "gens de Molières, photos anciennes) ont disparus ou sont dans un état de santé préoccupant (lien). Pourquoi? Une étude reste à faire (lien avec le questionnaire). Note : ce blog, un des moins "successfull" de mes blogs, est en train de grimper en flèche (lien).
La condition humaine. Yaka
Et go !
Un caneton plus courageux que d'autres, emblème de la vidéo...
Michèle Ribot, la vie après le cancer, sans reconstruction
jeudi 23 juin 2011
lundi 18 avril 2011
Un village minier cévenol en 2011... et ses "banlieues", Clé et Meyrannes...

Molières sur Cèze, l'entrée du village (la mine était en bord de route, à la place du bâtiment hideux où à présent est stocké du béton-?-)
La rue principale, (l'entrée du village).
Dans ma mémoire, avant..

Au fond, il ne faudrait pas grand chose pour que cela redevienne ainsi. Et la montagne est belle.. (voir plus loin)...
Une petite fille a installé une dînette rose
et une coiffeuse dans l'entrée
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Les HLM des mineurs autrefois
![]() | |||
... au fond, décalés et cachés, en bout du village
Certains appartements sont habités,
entre autres par des rroms dit-on

Il y a trois rangées de quatre blocs (quatre par rangée) douze en tout, parfaitement symétriques et très rapprochées, au pied de la montagne, sans soleil.
A présent, sur la dernière, trois blocs ont été abattus pour faire une sorte de pelouse. C'est un peu moins oppressant.

Un décor pénible quand il pleut les soirs d'hiver...

A la radio, on entend parfois "France Culture" (oui !)


Juste à côté, le bar des sports
Les bords de Cèze, mais des dépôts
de chantiers partout sur la route. On s'y fait. Mal.
Et en bas, coule la Cèze, impavide ...
"Adieu, Meuse endormeuse et douce à mon enfance,
qui demeure aux prés où tu coules tout bas, Meuse, adieu,
J'ai déjà commencé ma partance, en des pays nouveaux
où tu ne coules pas.... Je ferai la bataille et gagnerai la guerre, en des pays nouveaux où tu ne coules pas..."
Ainsi aurait pu parler un ancêtre mien de Molières, Marius Brahic (lien), un jeune mineur mort à 18 ans pendant la guerre de 14 à Bar-le-Duc, décoré pour acte de bravoure... laissant presque sans ressources une jeune épouse et une petite fille que dit-on mon grand-père également prénommé Marius gendarme au Maroc puis en Algérie, aida autant qu'il le put : il gagnait relativement bien sa vie et la jeune veuve de son cousin travaillait au triage du charbon. Tous deux étaient de Saint Sauveur de Cruzières dont ils étaient partis à 14 ans pour travailler à la mine, la terre ne pouvant tous les nourrir : mon grand-père s'engagea à 18 ans et partit aux "colonies" pour la fuir, son cousin resta et mourut à 18 ans.
_________________
Le village
Ne pas rire SVP
Mais il y a à présent un tout nouveau salon dans la rue principale et une coiffeuse qui fait revivre un quartier..
__________________________
La passerelle de mon enfance
qui enjambe la Cèze, reliant Clé à Molières, un raccourci indispensable pour les piétons et les enfants -elle rejoint l'arrêt des cars scolaires filant sur St Ambroix, Alès etc..- A réparer! -Mais cela ne semble pas à l'ordre du jour. En revanche, l'est un rond point pour les voitures desservant les "Brousses" (!) plus loin- Et ceux qui n'en ont pas? Ils paieront quand même.
Un bâtiment magnifique
Les bords de la Cèze, cent mètres après les corons
L'école de Clé où ma mère enseignait et où j'ai vécu jusqu'à l'âge de huit ans, appartement de fonction avec eau -froide- à un seul robinet, WC dans la cour de récré -un simple trou où je redoutais de tomber- etc. Mes amis s'appelaient Mercédès, Dolorès, Felipe, Boris, Sonia, Piotr, Malika, Yasmina... et Michèle (!) pour moi, des prénoms tout à fait français. J'avais deux fiancés, ignorant qu'on ne pouvait en avoir qu'un : Felipe et Boris, un espagnol et un polonais, un brun et un blond, tout allait fort bien. Molières était la grande ville avec des bals, des soirées musicales, des cafés-restaurants ouverts JOUR ET NUIT, un ciné-club où j'ai vu à 7 ans "Le sel de la terre", "Les raisins de la colère" et quelques Eisenstein... Une animation culturelle cosmopolite fascinante. Dans la salle de l'école juste au dessous de ma chambre, les mineurs parlaient de Bakounine, Zola, Stirner, Marx et de Julius et d'Ethel Rosemberg. L'école était d'un très bon niveau (mais oui !) : presque toutes mes amies ont par la suite fait d'excellentes études. L'une est devenue directrice d'Ecole Normale ; une autre, médecin ; une troisième, femme politique etc...
Le café Deleuze (à Clé) qui autrefois faisait office de salle de réunion, appartenant aux parents de Michèle Ribot, issue d'une famille engagée anti nazie, et dont le grand mère, Alphonse Deleuze avait été tué en 43 pour faits de résistance (lien).
Les bords de la Cèze et peut-être ?
des peupliers noirs,
espèce rare et protégée
L'eau est limpide -mais cela ne signifie pas qu'elle soit pure-
cristalline, depuis...
... la fermeture de l'usine de carton et
des aciéries en amont, il faut le reconnaître.
Le chemin du jardin botanique (dont les abords servent de décharge) qui monte au château de Montalet en partie restauré...
Extrait de cet article.
Il fait venir des gens, des touristes... quoique fermé les 4/5 du temps, y compris sur son chemin d'accès en voiture par une grille peu engageante, et mal balisé si on passe à pied -lien avec "les bronzés visitent le château de Montalet-.. mais il pompe des subventions, eau, électricité, éclairage de nuit dont le village aurait besoin. Certaines maisons lui donnent un bien triste aspect. Question : les habitants en profitent-ils réellement? Comme en bien des cas (lien avec "chemin de la Roque") les visiteurs ou résidents venus d'ailleurs ne quittent guère le ghetto où on les a installés pour se balader dans le village (pas de restaurant et à peine un café) mais où est la cause où est la conséquence? Deux groupes qui ne se rencontrent jamais. Ne serait-il pas plus juste d'investir aussi dans et pour LE VILLAGE afin d'éviter que le visiteur ne le traverse fissa sans le voir? (lien avec l'article.)
Le jardin botanique comprend de magnifiques orties,
qui théoriquement font un aliment bio, énergétique et gratuit (lien) MAIS ATTENTION, IL VAUT PEUT-ÊTRE MIEUX S'ABSTENIR ICI...
On peut les conserver séchées et avec ce qui se passe à Fukushima, -lien- on a intérêt à stocker avant que les plantes n'aient métabolisé la radioactivité qui traîne dans l'air. MAIS REDITE, ATTENTION : pas d'excès, contrairement à ce qui est dit sur presque tous les sites: la vitamine A qu'elles contiennent en quantité n'est pas toujours bien tolérée et les excès de potassium sont dangereux. En outre, elle est diurétique; si vous urinez beaucoup et maigrissez de même, arrêtez. D'autre part, la plante a la propriété certes très utile de stocker les métaux lourds (c'est à dire d'épurer les sols!) donc il faut éviter de la récolter en des endroits où on peut craindre des dépôts... par exemple sur la décharge de Molières! L'eau peut transporter du fond de la terre les déchets de la mine inondée, parmi lesquels sans doute, justement, des métaux lourds.
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Et un peu plus éloigné de Molières que Clé, Meyrannes, l'autre village satellite... et au bout d'une côte abrupte...
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