samedi 16 avril 2011

Un peu de détente aussi ! Elégie inconvenante à un ami très convenable



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A MICHEL, auteur à succès et ami cher

La populace dites-vous ?
Mais la populace, c’est moi, c’est vous… et même Nicole,
Enfin, j’espère… La populace, ce sont ces soirées à l’école,
Le soir sous mes fenêtres, à Clé, la mine pour horizon...

Et les photos d’Ethel et de Julius enlacés, dans le fourgon,
Et les mineurs espagnols, entre Bakounine et Proudhon,
Et au ciné club le mardi, «Le sel de la terre»,
Silence et recueillement. La messe, la liturgie...

Dans la sombre salle des fêtes de Molières,
La lumière, l’étincelle ou l’iskra, la magie.
Et puis les femmes… les rires effrénés, les rêves,
Enfin on parlait d’elles et on osait… oui on osait !
Dire qu’elles aussi pouvaient mener une grève,
Pendant que leurs hommes dehors, lessivaient…
Essoraient, étendaient les draps durs et roides,
Puis, enfumant la masure de bois mouillé...

Devant la cuisinière éteinte et froide,
Lavaient la vaisselle et chauffaient les biberons…
Ou essayaient. Et couraient, et trébuchaient,
Et se brûlaient au chaudron...

Et le bébé qui hurlait…
Sous les ricanements des fils adolescents
Qui faisaient la différence entre papa et maman.
Oui, les rires de la populace…
A chaque fois, les mêmes rires vivaces.
De ceux qui pour nous sont montés
Sur les barricades, sous le feu,
Qui ont obtenu les congés payés...

La sécu et la retraite : si peu ?
Comme moi, vous en vivez.
Et même les concours. La valeur du mérite
Et non de la caste. La valeur écrite...

Déclarée. L’égalité pour les proscrits
Protestants et juifs et puis, et puis...
O, ils devaient être sales et même sentir mauvais
Parler mal aussi. Et pourtant, votre douce vie...

Sur la montagne, c’est à eux que vous la devez, aussi.
Nos ancêtres. Le droit d’écrire et de vivre,
Librement. Ma madeleine en somme.
Celle de tous les hommes.
Le droit de critiquer, d’aimer et de rire,
Aussi.

On m’a formatée.
Je suis un tank —actuellement en disponibilité—
Un tank romanesque. Un tank amoureux, un tank linké,
De la populace ou de ceux qui la servent plutôt…
—Car moi je suis inapte.— Il faut ce qu’il faut.

Un ingénieur agronome qui voulait inventer un mouton
Dessine moi un mouton, en somme… Un bien drôle.
Il est plus tard que tu ne penses, je sais.

Un médecin qui voulait être un Schweitzer anti rougeole.
Le Kurdistan libre d’un Kurde rescapé
Un peu assassin seigneur de guerre,
Oui, coco, il ne faut pas me la faire…

Et un juif pro palestinien, mouton noir courageux...
Qui voulait vaincre les sionistes —et les siens avec eux.—
Car la populace bourgeoise, cela existe, ma foi.
«Je voue à la bourgeoisie une haine
qui ne finira qu’avec moi»

Un peu excessif. Mais… Mais… Mon cher...
On pouvait dire ô Dieu, bien des choses en somme,
en variant le ton.
Par exemple tenez : cynique, à la Rhett Butler :
«Tout ce que je veux, c’est récupérer mes ballots — de coton—
Le reste, je m’en fous. Qu’ils s’entretuent si ça leur plaît…»


Rétrocédant à la salazopérine, mais avec séquelles :
Un trou du cul bien abîmé, de sanglantes fistules,
Une maladie… de prolétaire, un peu ridicule…
Il y a des filaires qui se croient tout permis !

Je l’avoue, et ne fus pas la seule, j’en ai ri.
Dies irae.
Les estérichiae choli,
Contrairement à vous, Michel, ne font pas le détail...
Entre Achra’fiéh et… valetaille,
Tout trou du cul étant bon à prendre
Comme tout os à ronger…
La guerre égalise. Colibacille sans frontières…

La populace ? Au fond, Michel, vous m’inspirez.
Dans le genre trivial mais qu’y puis-je ? Je suis vulgaire
Lorsqu’on me parle de vulgarité.

Par contraste et provocation. J’aime choquer, braire…
Avec les ânes, j’en suis, je le veux et cela me plaît.
Mais pourquoi cette passion ? Car vous avez raison,
C’est un peu éthique, volontaire.

Et même… controuvé.
Sans doute est-ce érotique ; il faut bien une explication.
Comme dirait J. T., une glorieuse, parfumée, agitée,
Elégante éléphante, (c’est fâcheux pour ferrer) :
—Naturellement, je n’ai jamais couché avec un ouvrier.
Voyons ! » Dans la conversation, comme on dit :
Je ne prends pas de sucre dans mon thé.
— Ils n’ont pas voulu de toi ?» Avec mon air Lydie,

Un sourire innocent sous la flèche cruelle.
Je sais faire aussi. Je copie.
Elle a ré attaqué de plus belle:
—Tu peux rire, toi non plus.» Erdal, merci.

(Sinon j’aurais menti.) —Bien sûr que si.
Et toc. Je n’ai évidemment pas fait le ratio.
Et elle se tût, étonnée que, si sage,
J’osasse, même au terme d’un vernissage

Un peu arrosé, tenir de si horribles propos.
Une fêlée, en plus ? Anti corridas, on le savait,
Mais là, tout de même. Vulgaire, presque salace.
Un ou-vri-er ? Il y a des limites. Cela ne se pouvait.

Devant les biscuits. Qui faisait rigoler la populace…
Mais la populace esthète, éthique et classe.
La mienne, je me suis régalée. Cayetana.
La populace, Michel, c’est aussi moi

Car je suis snob, voilà.
Je le dis et le proclame,
La populace m’enchante et m’envoûte
Comme d’autres, les riches. Mon âme

Est ainsi cistronnée. Un gêne ? Sans doute.
La dignité. Des pauvres, des femmes, des juifs, des ratés,
Qui furent jetés comme je l’ai été, pour d’autres raisons.
Oui, ce doit être cela, simplement : la dignité,

Pouvoir parler à tous sans souci de ce qu’ils sont.
Enfin presque. Pouvoir écrire cela et en rire,
Sans en mourir.

Soit, je n’ai pas aimé l’histoire de Maigrat (l’épicier)
De Germinal. Et pourtant cela a dû exister, je sais,
Et celle du vieux mineur qui étrangle Cécile,
Et tout ce qu’il décrit, Chaval, la foule vile…

Bon. Mais ma populace à moi, devant les puits,
La mine, ce n’était pas cela. Ou pas seulement.
J’ai appris les lettres d’Ethel à ses fils.
Sublimes. Ses fils de mon âge, exactement.

Des papiers interdits. La honte envolée.
Des syndicalistes. Des anciens d’Espagne. Dignes et forts.
Je n’ai pas vu de différence des discussions et des corps,
Le soir entre les militants ; ensuite, à l’université.
Ou plutôt si : leur teneur était plus juste et plus vraie.
Ma madeleine…
Ma liturgie. Amen. Et merci.
Hélène.

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lundi 13 septembre 2010

Liste des articles du blog avec liens

La Cèze en clips au jour le jour

Des déverses d'égouts directes dans la Cèze, ici 

Pourquoi cette lutte initiée au départ par Michelle Ribot?
Trois liens importants.


http://saintambroix.blogspot.com/2013/02/rats-ou-raticides-querst-ce-qui-est.html

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Et à présent, un nouveau blog ("SOS Cèze") collige  tous les clips datés au jour le jour [car tout change vite en ce moment.. mais pour l'instant cela semble surtout du camouflage.]

L"EAU DE LA CEZE", UN JEU DE PISTE : OU SONT PASSES LES 36 MILLIONS DE ... ?


4/1/2013

 
23/2/2013


 
24/2/2013 




Avec ça, tranquille! Ce n'est pas un gag, c'est tiré de "Objectif-Gard" rubrique "écologie". Question : où sont passés ces 36 millions? Mmm? Where are they?

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La pétition (lien)
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Faire ou ne pas faire, that's the question

Un douloureux problème pour finir cet épisode: depuis le référé intenté par Michelle Ribot (lien) contre la mairie (lien avec l'article de Michel Pernet) il y a eu du mouvement [nous attendons Godot l'expert.] (1) D'abord et dès le lendemain, PLUS d'odeurs chez elle, alléluia... mais côté "cité" [ou "stade"] un débit de ce-que-vous -pensez supérieur [à la louche si j'ose] d'un facteur 4. Pire qu'avant (lien avec la vidéo). Pendant ce temps, effervescence, nettoyage-élagage des chemins d'accès à la rivière, bull et tout le toutim et... hier, miracle, plus RIEN en fait de "chose" y compris côté "cités" [traduisez côté "roms" (lien avec la deuxième vidéo)] ce qui pose problème : ouçava à présent? Nous sommes inquiets car à notre connaissance aucun arrêté municipal n'a interdit aux gens de "faire" ni imposé le popo-seau d'antan, voire, toujours à l'ancienne, d'aller derrière les oliviers avec le Midi-Libre -ou la Marseillaise selon les opinions- de la veille. Un jeu de piste à la Pagnol, {la pissotière à roulette!} on cherche. 
.
Jeu de piste, suite; alléluia, 
la merde pue !

... et on a trouvé ! les égouts semblent à présent collectés dans de grandes fosses en béton [septiques? non, céletoutalégou-] enterrées de ça de là dans le lit de la Cèze dont la plus impressionnante est située côté "cités" [là où le débit était le plus important].. fosses qui sont donc sous l'eau dès que la rivière monte tant soit peu après une pluie. Les matières vont-elles tout de même [mais discrétos] à la rivière? Ces fosses sont-elles vidangées? Régulièrement? Raccordées et envoyées par une pompe de relevage à la lagune plus haute? On n'entend aucun bruit de moteur ici et il semble que celle-ci fuite [cf le clip où tout autour et au bord d'un "ruisseau" issu d'icelle, qui 5 m après rejoint la rivière, on voit des boues visqueuses jaunes vif, bleues pétrole, moirées de marron chaud.. du plus joli aspect si on ne savait ce dont il s'agit -et en fait on ne le sait pas exactement, de la m. c'est sûr mais aussi autre chose.-] 

Côté "République" (!) le tuyau fuyard est à présent inondé en permanence par un ruisseau [venant d'une source d'un bon débit, quel dommage] que l'on fait couler par dessus pour le laver de longue.. et ce qui en sourd à présent, dilué [des matières diverses, lingettes, PQ (?) qui s'accrochent joliment aux rochers ou aux arbustes, j'ai même trouvé une petite culotte sexy en tire bouchon] forme un riù qui file à contre courant de la rivière mais y aboutit plus loin [10 m?] moins épais et puant qu'avant. Les beaux petits ruisseaux de la montagne servent donc de chasse d'eau permanente.

Mais un peu plus loin, de la passerelle, c'est l'odeur qui alerte : à peine visibles, tout en bas, juste en dessous (!) des eaux noirâtres sourdent sous de gros blocs de rochers; de même de l'autre côté. On ne les voit [à demi] qu'en se penchant au dessus de la rambarde ou à travers les fissures du sol de l'édifice [emprunté par les enfants tous les jours pour se rendre à l'arrêt du car scolaire] mais on entend et on sent. Il faut aller un peu plus loin pour descendre dans le lit de la Cèze par un chemin récemment débroussaillé [un ouvrier a même laissé ses gants tout neufs sur les rochers] et bingo, comme le supposait Michelle, ce sont les eaux usées du quartier au dessus qui coulent en bas. 

D'abord on voit une fosse avec une trappe en fer au sol, rectangulaire et non ronde, cadenassée -léger- [sans doute une précaution pour que des gosses ne tombent pas dedans, on ne va tout de même pas venir voler leur m.] qui les recueille? En recueille une partie?.. mais ici, alléluia, lorsqu'on écoute longuement, on perçoit le bruit sourd d'un moteur qui se déclenche toutes les 3 minutes.. "Ça" monte donc quelque part. Vers la lagune? Las, renseignement pris, il ne s'agit pas d'une fosse à m mais au contraire d'un forage d'eau pour.. la maison de retraite plus haut (!) Classe. Voir "thé ou café?"  

Juste à côté (!) en longeant les bords de la rivière pour aller sous la passerelle, de ça de là, on trouve des déverses directes [à moins que ce ne soient les tuyaux de la fosse ? -non, on le sait maintenant-] dont la plus importante, sournoise, est en effet exactement dessous. En cas de pluie et d'étalement de la rivière etc etc.. 


 
 Conclusion, c'est plus discret, du camouflage mais "ça" va toujours à la rivière. Heureusement la m. pue et Michelle a un odorat et une ouïe de berger allemand, compensation naturelle à sa mal voyance. Quant à moi, peu sensible aux odeurs [j'ai même fait quelques mètres SOUS le tunnel "cités" -mon mètre 63 y tient debout large- puis rebroussé chemin, les gaz suffocants qui s'y sont accumulés, méthane -le terrible grisou- et sulfure d'hydrogène -imaginez un troupeau d'éléphants qui vous pète à la figure non stop- sont mortels] en revanche, je vois bien. Une équipe parfaite.

  (1) Michelle Ribot, tous les articles et clips sur ce sujet



  Pour ceux de la vallée en aval


En rouge, les villes et villages en aval sur 
le cours de la Cèze, un chapelet...

Pour nos ami/es de l'autre côté de fort nombreux ici (lien)


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 Les sur taxes 
Intéressant cette info rapportée en faisant signer la pétition par de nouveaux venus ayant construit : dans certains villages dotés de stations d'épiration (je laisse) top, en construction ou achevées, ils se voient imposer d'emblée, outre le prix du raccordement, une taxe de 1000 E pour icelles.. et du coup apprécient moyennement que le service ne soit pas à la hauteur de l'investissement [taxe ou pas taxe, ils profitent tout de même bien largement des égouts des villages en amont.] Question : ces sur taxes sont-elles normales? légales? Je l'ignore. 

Mais en d'autres endroits, afin de détourner la colère des cocus, la cause le prétexte de ces augmentations est les "trop nombreux impayés"... "qui font que nous nous voyons obligés de [..].. solidarité oblige bla bla.." Cela rappelle des souvenirs (lien). Diviser pour régner, dresser les pauvres contre des plus-pauvres.



A Molières aussi des gens se trompent de responsabilités : en gros, "célafotorom".. On voit mal pourquoi, ils ne font pas plus caca que les autres. 


ET UN SCOOP ? LE DERNIER CLIP, STUPÉFIANT !



A partir du 4ième clip du 26/2

dimanche 12 septembre 2010

Questionnaire

(28/7/2012)

Projet de questionnaire (anonyme) en vue d’une étude statistique sur Molières et sa morbidité..

1 Vivez-vous à Molières depuis
Plus de 5 ans
Plus de 10 ans
Plus de 20 ans
Plus de 30 ans
Plus de 40 ans
Plus de 50 ans
Si aucun de ces cas ne vous correspond, notez le ici.

2 Avez-vous ou avez-vous eu dans votre famille proche, vous y compris (famille proche signifie parents, grand-parents, oncles et tantes, enfants, frères et sœurs ou neveux) vivant à Molières des cas de cancer ? Notez le nombre de gens de votre entourage à côté du chiffre de malades (0 s’il n’y en a aucun) exemple, 1/4 si votre famille n’a que 4 personnes et un seul cas.

3 Si vous avez coché au moins un cas, la personne atteinte vivait-elle à Molières depuis
Plus de 5 ans
Plus de 10 ans
Plus de 20 ans
Plus de 30 ans
Plus de 40 ans
Plus de 50 ans
Si aucun de ces cas ne lui correspond, notez le ici.

4 Quel âge avait-elle lorsque la maladie s’est déclarée ? (Écrivez le SVP en chiffres)

6 Cela a-t-il généré un ou plusieurs décès ? (Écrivez le  SVP en chiffres)

7 Depuis
1 an
2 ans
3 ans
4 ans
5 ans
Plus (notez en chiffre)  

8 Age de la ou des personnes décédées ? (Écrivez les SVP en chiffres)

9 Avez-vous observé dans votre entourage proche de la part de gens ayant vécu à Molières depuis au moins 5 ans des cas de sclérose en plaques, malformation infantiles.. etc
Oui
Non
Notez d'autres pathologies si c'est le cas
 
9 Préciser les maladies, leur date et le vécu des malades ensuite (décès, guérison sans séquelles, ou avec séquelles)

10 Ces maladies (cancer, SEP, malformations etc..) ont-elle touché un de vos proches ou vous-même (même si elles ont été détectées après):
Avant 1970
De 1970 à 1980
De 1980 à 1990
De 1990 à 2000
Après 2000

Pourquoi cette recherche? Parce que ayant vécu ici de 48 à 56, je ne retrouve presque aucun de mes amis d’enfances, ou décédés ou en état de santé préoccupant; c’est en leur souvenir que je fais ceci. H Larrivé